Un rapport officiel de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) met en lumière des lacunes importantes dans la surveillance des risques liés aux pesticides présents dans l’eau de consommation. Ces failles concernent en particulier 2 000 captages parmi les 33 000 recensés en France.

Constats principaux :

1. Dans la moitié nord de la France, et plus précisément dans l’Aisne et le Calvados, des pics de contamination par des résidus de pesticides sont régulièrement relevés. Ces fluctuations rendent la surveillance et la confiance des consommateurs difficiles.

2. De nouvelles recherches ont révélé une présence plus importante de métabolites (sous-produits des pesticides). Cependant, les normes actuelles, fixées à 5 microgrammes par litre, ne tiennent pas toujours compte de la toxicité réelle de ces résidus.

3. Les 2 000 captages jugés les plus vulnérables devraient bénéficier de mesures de protection renforcées. L’Igas recommande la création de « zones soumises à contrainte environnementale » avec des objectifs clairs et, si besoin, des restrictions ou des interdictions d’usage pour protéger la qualité de l’eau.


En bref :
Malgré une surveillance renforcée, l’eau potable en France reste exposée à des risques importants de contamination par les pesticides. Le rapport insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour protéger la santé publique.

Source : Philippe Richard pour Ouest France. Nov. 2024

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